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Biosimilaires en pharmacie

ce qui change en 2026 pour les officines

La substitution des médicaments biosimilaires en pharmacie entre dans une nouvelle phase en 2026 avec la mise en œuvre de la LFSS 2026. Cette évolution rapproche progressivement leur régime de celui des génériques et renforce le rôle du pharmacien dans la dispensation et l’accompagnement des patients. Définition, réglementation, substitution en officine et enjeux économiques : voici ce qu’il faut retenir.

Biosimilaires : définition et cadre réglementaire en 2026

Différence biomédicament et biosimilaire

Un médicament biologique, ou biomédicament, se distingue des médicaments « classiques » issus de la synthèse chimique par son procédé de fabrication : il est directement fabriqué ou dérivé d’une source biologique, telle qu’une cellule ou un organisme vivant (bactéries, levures). Ces substances actives sont généralement des protéines complexes de grande taille, comme les hormones (insulines, somatotropine), les facteurs de coagulation ou les anticorps monoclonaux.

Le médicament biosimilaire est un médicament biologique similaire à un médicament biologique de référence dont le brevet est tombé dans le domaine public. Contrairement au médicament générique, qui est une copie chimique strictement identique au princeps, le biosimilaire est considéré comme un « vrai jumeau » : il possède la même séquence d’acides aminés mais peut présenter des variations mineures (par exemple dans la glycosylation) dues à la variabilité naturelle du vivant et à la complexité des procédés de fabrication. Ces différences sont toutefois strictement encadrées pour n’avoir aucun impact sur l’efficacité ou la sécurité du produit.

Autorisation de mise sur le marché (AMM) européenne

L’autorisation de mise sur le marché (AMM) des biosimilaires est une procédure centralisée par l’Agence européenne du médicament (EMA), valable dans l’ensemble de l’Union européenne. Le dossier de demande repose sur une démonstration exhaustive de la biosimilarité via des études comparatives de qualité (propriétés physico-chimiques), précliniques et cliniques.

Fait notable pour l’efficience du développement : le biosimilaire bénéficie de l’expérience clinique acquise par le médicament de référence, ce qui permet de s’affranchir des essais cliniques de phase II, tout en exigeant des preuves de non-infériorité et d’absence d’immunogénicité.

Interchangeabilité des médicaments biologiques

L’interchangeabilité est un acte médical par lequel le prescripteur choisit de remplacer un médicament biologique (référent ou biosimilaire) par un autre médicament similaire à tout moment du traitement. Initialement prudente, l’ANSM a validé ce principe en 2016, et la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2017 a officiellement légalisé l’interchangeabilité par le médecin, sous réserve de l’accord du patient, d’une surveillance clinique et d’une traçabilité dans le dossier médical.

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Substitution des biosimilaires en officine : ce que dit la loi

Les autorités de santé (EMA et ANSM) garantissent que les médicaments biosimilaires présentent une efficacité, une qualité et une sécurité comparables aux médicaments de référence. Le recul clinique est désormais solide : après plus de quinze ans d’utilisation en Europe et 250 millions de patients traités, les données de pharmacovigilance ne montrent aucune différence notable dans la nature ou la fréquence des effets indésirables entre les biosimilaires et leurs référents. L’ANSM assure la transparence de ce marché en publiant et mettant régulièrement à jour la liste de référence des groupes biologiques similaires sur son site internet.

Liste des biosimilaires substituables

Depuis l’arrêté du 4 décembre 2025, le droit de substitution officinale s’est considérablement élargi. Le pharmacien est désormais autorisé à substituer les spécialités au sein de 10 molécules biologiques inscrites sur la liste de référence de l’ANSM :

  • Oncologie / Hématologie : Filgrastim, Pegfilgrastim, Époétine (alfa et zêta).

  • Inflammation (Anti-TNF) : Adalimumab, Étanercept.

  • Ophtalmologie : Ranibizumab, Aflibercept.

  • Autres : Énoxaparine (antithrombotique), Follitropine α (fertilité) et Tériparatide (ostéoporose).

Note importante : L’ANSM a explicitement exclu la substitution officinale pour les insulines (asparte, glargine et lispro) à ce stade.

Conditions de substitution en pharmacie

Pour être valide, l’acte de substitution doit répondre à des critères stricts définis par le Code de la santé publique :

1. Appartenance au même groupe : Le biosimilaire délivré doit figurer dans le même groupe biologique similaire que le médicament de référence prescrit.

2. Continuité du traitement : Afin d’éviter toute confusion ou erreur de manipulation pour le patient, le pharmacien doit, dans la mesure du possible, assurer la dispensation de la même spécialité lors des renouvellements.

3. Information : Le pharmacien a l’obligation d’informer le patient de la substitution effectuée et d’en aviser le prescripteur.

 

Mention « non substituable » : nouvelles règles

L’année 2026 marque un tournant avec l’alignement du régime des biosimilaires sur celui des génériques. Jusqu’ici, cette mention neutralisait souvent la substitution sans justification médicale formalisée. Désormais, pour être opposable au pharmacien, la mention « non substituable » doit être expresse et justifiée par la situation médicale précise du patient. Ce resserrement juridique vise à sécuriser l’acte pharmaceutique et à clarifier les responsabilités de chacun. (En attente des arrêtés)

Traçabilité et obligation d’information

La nature même des médicaments biologiques impose une vigilance accrue. Contrairement aux médicaments chimiques, les biologiques présentent une plus grande variabilité entre les lots. La traçabilité est donc une obligation légale absolue : le pharmacien doit enregistrer le nom du médicament et son numéro de lot sur l’ordonnance ou via le dossier pharmaceutique pour chaque dispensation. Cet enregistrement est la clé de voûte de la pharmacovigilance pour détecter tout problème d’immunogénicité, bien qu’aucun signal n’ait été relevé en 15 ans d’usage.

Traçabilité et pharmacovigilance

Il est crucial de ne pas présenter le biosimilaire comme un simple « générique biologique ».

  • Structure : Le générique est une petite molécule chimique simple et identique au princeps (analogie du miroir). Le biosimilaire est une macromolécule complexe issue du vivant, s’apparentant à un « vrai jumeau » : génétiquement identique mais avec des variantes minimes inhérentes à sa production biologique.

  • Exigences : Là où le générique ne prouve que sa bioéquivalence, le biosimilaire doit démontrer sa biosimilarité par des études cliniques et précliniques comparatives exhaustives garantissant une efficacité et une sécurité rigoureusement équivalentes.

Responsabilités du pharmacien dans la dispensation des biosimilaires

L’acte de dispensation d’un biosimilaire engage la responsabilité du pharmacien sur deux plans indissociables : la sécurisation technique par la traçabilité et l’accompagnement clinique par l’éducation thérapeutique.

Traçabilité et pharmacovigilance

En raison de la complexité des biomédicaments et de leur variabilité intrinsèque, la surveillance post-AMM est renforcée.

  • Le triangle noir inversé : Tous les biosimilaires sont soumis à une surveillance supplémentaire, signalée par ce pictogramme sur la notice et le RCP.

  • Obligation de traçabilité : Pour chaque dispensation, le pharmacien doit impérativement enregistrer le nom du médicament et son numéro de lot. Cette mesure est cruciale pour faciliter la détection et l’évaluation de tout problème de sécurité ou d’immunogénicité, bien qu’aucun signal différent du référent n’ait été relevé en 15 ans.

  • Plan de gestion des risques (PGR) : Chaque biosimilaire fait l’objet d’un PGR visant à surveiller son bon usage en vie réelle et à documenter les données d’immunogénicité sur le long terme.

Information et éducation du patient

Le pharmacien joue un rôle de pivot pour garantir l’acceptabilité du traitement, particulièrement lors d’un changement (« switch ») en cours de traitement.

  • L’apprentissage du dispositif : C’est une obligation légale pour plusieurs molécules (Adalimumab, Étanercept, Tériparatide, etc.). Le pharmacien doit accompagner le patient dans la manipulation du nouveau stylo injecteur ou de la seringue, dont l’ergonomie peut différer du référent.

  • Conseils de conservation : Il est primordial de rappeler les règles strictes de maintien de la chaîne du froid (généralement entre +2°C et +8°C) et les durées de stabilité limitées à température ambiante, qui peuvent varier d’une spécialité à l’autre.

Gestion des craintes et idées reçues

Le passage d’un traitement stabilisé à un biosimilaire peut générer des appréhensions légitimes chez les patients atteints de pathologies lourdes.

  • La décision partagée : Le dialogue doit reposer sur une écoute de qualité. Il est recommandé d’impliquer le patient dans le choix pour éviter toute diminution de l’adhésion médicamenteuse.

  • Les analogies pédagogiques : Pour expliquer la similarité, les autorités suggèrent l’image des feuilles d’un même arbre : elles ont la même fonction et se ressemblent, bien qu’elles présentent des différences infimes au microscope. On peut aussi utiliser l’analogie des « vrais jumeaux » pour souligner l’identité génétique malgré des variantes minimes.

Coordination avec le prescripteur

La substitution officinale n’est pas un acte isolé mais s’inscrit dans un parcours de soins coordonné.

  • Information obligatoire : Le pharmacien a le devoir d’informer le prescripteur de la substitution effectuée, par tout moyen adapté (courrier, messagerie sécurisée, mention sur l’ordonnance).

  • Droit au retour : Pour certaines molécules comme l’Adalimumab ou l’Énoxaparine, l’ANSM prévoit que le patient peut revenir à la spécialité initiale si nécessaire, suite à ses retours d’expérience. Cette souplesse sécurise la relation médecin-pharmacien-patient.

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Enjeux économiques des biosimilaires pour le système de santé

Le déploiement des médicaments biosimilaires constitue un levier d’efficience majeur pour le système de soins, alliant soutenabilité budgétaire et sécurisation des parcours patients.

Objectifs d’économies pour l’Assurance Maladie

Les médicaments biosimilaires affichent un prix généralement inférieur de 30 % à celui de leurs référents. Cette économie s’explique par des coûts de recherche et de développement réduits, le laboratoire bénéficiant de l’antériorité clinique du produit de référence. L’enjeu financier est massif : entre 2008 et 2021, la délivrance de biosimilaires en ville a déjà généré près de 1,4 milliard d’euros d’économies. Ces marges ne sont pas une fin en soi, mais un moyen de financer l’innovation : les fonds libérés permettent de prendre en charge les nouvelles thérapeutiques onéreuses et de pérenniser l’accès aux soins pour tous les patients.

Taux de pénétration et objectif 2026

Si la pénétration des biosimilaires est forte à l’hôpital (environ 70 %), elle restait modeste en ville, stagnant à environ 20 % début 2022. Pour franchir un cap, l’année 2026 introduit un mécanisme d’incitation directe : le tiers payant conditionné. Désormais, le patient doit accepter la délivrance d’un biosimilaire (lorsqu’une alternative au référent est disponible) pour bénéficier de la dispense d’avance de frais, sur le modèle exact de ce qui a permis le succès des médicaments génériques. (en attente des arrêtés)

Rôle stratégique de l’officine

Au-delà de l’aspect comptable, l’officine sécurise la prise en charge thérapeutique. En multipliant les laboratoires producteurs pour une même molécule, les biosimilaires diversifient les sources d’approvisionnement, ce qui permet de limiter les risques de ruptures de stock. Enfin, la loi sécurise la viabilité économique de l’acte pharmaceutique en inscrivant dans le marbre de la LFSS un plafond de remises commerciales fixé à 20 % pour les biosimilaires. Ce cadre offre une visibilité indispensable aux pharmaciens pour piloter leur activité et investir dans l’accompagnement clinique des patients.

Cas pratiques en officine : points de vigilance par molécule

La substitution des médicaments biologiques ne suit pas un protocole unique ; elle exige une attention particulière aux spécificités de chaque groupe, tant sur le plan du dosage que du dispositif médical.

Anti-TNF : Adalimumab et Étanercept

Ces molécules, piliers du traitement des maladies inflammatoires chroniques (polyarthrite, Crohn, psoriasis), sont désormais substituables en ville.

  • Adalimumab (Réf : Humira®) : Le pharmacien dispose de nombreux biosimilaires (Amgevita®, Hyrimoz®, Idacio®, etc.). Une contrainte spécifique majeure s’applique : il est interdit de substituer par un biosimilaire présentant un volume d’injection supérieur au médicament prescrit, afin de ne pas augmenter l’inconfort du patient.

  • Étanercept (Réf : Enbrel®) : La substitution doit impérativement se faire à dosage identique en substance active.

  • Vigilance clinique : Pour ces deux anti-TNF, le pharmacien doit alerter le patient sur le risque accru d’infections et l’obligation de signaler toute fièvre ou plaie suspecte.

Insulines biosimilaires

Le marché des insulines (Glargine, Asparte) dispose de biosimilaires performants (Abasaglar®, Insuline Asparte Sanofi®).

  • Règle d’or : À ce jour, l’ANSM a explicitement exclu la substitution officinale pour les insulines asparte, glargine et lispro.

  • Rôle du pharmacien : Si le pharmacien ne peut pas substituer de lui-même, il doit accompagner l’interchangeabilité médicale (décidée par le médecin) en s’assurant que le patient maîtrise le nouveau stylo, car les unités de dosage et les dispositifs peuvent varier.

Érythropoïétine – EPO (Epoétine)

La substitution de l’époétine alfa (Réf : Eprex®) est autorisée.

  • Particularité du biosimilaire Retacrit® : Bien qu’il contienne de l’époétine zêta (et non alfa), il est considéré comme un biosimilaire d’Eprex® car leur différence de glycosylation n’a aucune traduction clinique.

  • Condition : Le pharmacien doit veiller au strict respect du dosage en substance active.

Biothérapies hospitalières et suivi officinal

De nombreuses molécules sont soumises à une Prescription Initiale Hospitalière (PIH) annuelle ou trimestrielle, comme la Somatropine ou le Filgrastim.

  • Continuité des soins : Le pharmacien d’officine devient le garant de la pérennité du traitement initié à l’hôpital. Il doit vérifier la validité de la PIH hospitalière lors de chaque renouvellement en ville.

  • Éducation thérapeutique : Pour ces traitements souvent auto-injectés, le pharmacien doit proposer systématiquement une démonstration avec des dispositifs factices mis à disposition par les laboratoires

Perspectives : quel avenir pour les biosimilaires après 2026 ?

L’année 2026 n’est pas une finalité, mais le point de départ d’une montée en charge progressive de la biothérapie en ambulatoire.

Élargissement progressif du Répertoire

Le répertoire de référence de l’ANSM a vocation à s’étoffer systématiquement au fil des expirations de brevets des médicaments biologiques de référence. Les organisations syndicales et les experts du marché anticipent un rythme soutenu de trois à cinq nouvelles molécules par an intégrant le champ de la substitution officinale. Cet élargissement vise à réduire la part d’aléa économique pour les pharmacies en répartissant le poids des biothérapies sur un plus grand nombre d’officines et de patients.

Harmonisation et maturité du marché

La phase opérationnelle amorcée en 2026 devrait se stabiliser dans un délai de six à neuf mois après la publication des décrets d’application. À terme, la substitution des biosimilaires tendra à se banaliser, suivant la trajectoire historique des médicaments génériques. Le pharmacien verra son rôle de pivot renforcé dans des domaines thérapeutiques de plus en plus variés, allant de l’oncologie à l’immunologie complexe.

Développement des biothérapies complexes

L’innovation se porte désormais sur des structures de plus en plus sophistiquées, comme les anticorps monoclonaux spécifiques. L’enjeu pour l’équipe officinale sera de maintenir une expertise technique constante sur ces nouveaux groupes biologiques et de maîtriser des dispositifs d’administration (stylos, cartouches) dont l’ergonomie évolue sans cesse.

Biosimilaire vs générique : les 5 différences clés

Caractéristique

Médicament Générique

Médicament Biosimilaire

Origine

Synthèse chimique

Biotechnologie (cellules vivantes)

Structure

Petite molécule simple

Macromolécule complexe

Identité

Copie identique (« Miroir »)

Similarité (« Vrais jumeaux »)

Dossier AMM

Bioéquivalence seule

Données cliniques comparatives exhaustives

Développement

Court et peu coûteux

Long (plusieurs années) et coûteux

 

Checklist substitution en officine

✅Vérifier le groupe :
La molécule appartient-elle à l’un des 10 groupes autorisés (ex: Adalimumab, Énoxaparine) ?

✅Contrôler l’ordonnance :
Absence de mention « non substituable » expresse et justifiée par le prescripteur.

✅Assurer la traçabilité :
Enregistrement obligatoire du nom et du numéro de lot du médicament délivré.

✅Informer les parties :
Aviser impérativement le patient et le médecin de la substitution.

✅Éduquer le patient :
Accompagner l’apprentissage du nouveau dispositif et rappeler les règles de conservation au froid.

✅Garantir la continuité :
Délivrer la même spécialité lors des renouvellements ultérieurs.

Que répondre à un patient inquiet ?

  • Sur la qualité : « Ce sont des « vrais jumeaux » de votre traitement habituel. Ils sont fabriqués avec les mêmes exigences de sécurité et de rigueur que le produit d’origine. »
  • Sur l’efficacité : « Avec plus de 15 ans de recul en Europe, les études confirment qu’il n’y a aucune différence d’efficacité ou de tolérance pour les patients. »
  • Sur le changement : « La substance active est identique. Comme les feuilles d’un même arbre, ils se ressemblent et remplissent exactement la même fonction. »
  • Sur la sécurité : « En cas de besoin réel, la réglementation prévoit la possibilité de revenir à la spécialité initiale pour votre traitement. »

Bibliographie

Sources réglementaires et institutionnelles

  • Ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes Handicapées, « Arrêté du 4 décembre 2025 modifiant l’arrêté du 20 février 2025 fixant la liste des groupes biologiques similaires substituables par le pharmacien d’officine », Journal Officiel de la République Française, 9 décembre 2025.

  • Assurance Maladie (ameli.fr), « Règles de dispensation et substitution des médicaments biologiques (de référence ou biosimilaires) », 17 décembre 2025.

  • Assurance Maladie (ameli.fr), « Définition et caractéristiques des médicaments biosimilaires », 26 février 2025.

  • Assurance Maladie (ameli.fr), « Efficacité et sécurité des médicaments biosimilaires », 30 juillet 2025.

  • Assurance Maladie (ameli.fr), « Contrôle des médicaments biosimilaires », 26 février 2025.

  • Assurance Maladie (ameli.fr), « Médicaments biosimilaires » (Espace Assuré), 17 décembre 2025.

Sources professionnelles et analyses d’experts

  • Pangrazzi Christelle, « Biosimilaires : ces trois changements majeurs pour 2026 », Le Moniteur des Pharmacies, 16 janvier 2026.

  • Pangrazzi Christelle, « Plus le Répertoire des biosimilaires s’élargira, moins l’économie d’une officine dépendra du hasard : Entretien avec Guillaume Racle (USPO) », Le Moniteur des Pharmacies, 23 janvier 2026.

  • Michiels Yves, « Enjeux liés à la mise en place des entretiens pharmaceutiques dédiés aux biosimilaires », Actualités pharmaceutiques, n° 631, décembre 2023.

  • Maugez Marianne et Pouzaud François, « Les Biosimilaires : notions essentielles et réponse aux questions des patients », Le Moniteur des Pharmacies / Porphyre, 18 juin 2022.

  • Pharmaprat, « Médicaments biosimilaires : Bonnes pratiques de dispensation », 9 décembre 2025.

Études scientifiques citées

  • Étude NOR-SWITCH, « Switching from originator infliximab to biosimilar CT-P13 », Lancet, 2017.

  • Étude Meyer A. et al., « Effectiveness and Safety of Reference Infliximab and Biosimilar in Crohn Disease: A French Equivalence Study », Ann Intern Med, 2018.

  • Étude Jourdain H. et al., « Persistence and safety of anti-TNF biosimilars versus originators in immune-mediated inflammatory diseases », RMD Open, 2024.

 

Si ce sujet vous a intéressé, vous aimerez notre article sur les médicaments génériques et comment renforcer la confiance des patients.

Vous apprécierez également notre article sur le bon usage du médicament, le conseil du pharmacien et la sécurisation du parcours de soins.

 

Questions fréquentes sur les sujet des biosimilaires : 

Qu’est-ce qu’un médicament biosimilaire ?

Un médicament biosimilaire est un médicament biologique similaire à un médicament biologique de référence dont le brevet est expiré. Il possède une efficacité et une sécurité comparables.

Quelle est la différence entre biosimilaire et générique ?

Un générique est une copie chimique identique d’un médicament de référence, tandis qu’un biosimilaire est une molécule biologique complexe similaire mais non strictement identique.

Le pharmacien peut-il substituer un biosimilaire ?

Oui, depuis les évolutions réglementaires récentes, le pharmacien peut substituer certains biosimilaires inscrits sur la liste officielle de l’ANSM, sous conditions.

Pourquoi les biosimilaires coûtent-ils moins cher ?

Les biosimilaires bénéficient des connaissances cliniques du médicament de référence, ce qui réduit les coûts de développement et permet un prix inférieur.

 

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